« Jalousie » est le mot choisi par l’éditeur américain pour titrer la traduction du dernier livre de Catherine Millet. Celui-ci met en scène la violente jalousie dont elle fut saisie quand elle vit que son mari et compagnon de trente ans, qu’elle trompait ouvertement avec une kyrielle d’amants, la trompait avec deux femmes plus jeunes. Son tourment dura près de trois ans. Toni Bentley, ancienne danseuse du New York City Ballet et écrivain, analyse sans aménité dans les colonnes du
New York Times ce livre, la personnalité de « Catherine M. » et le milieu parisien qu’elle lui paraît incarner. Bentley n’est pas une sainte-nitouche ; elle a elle-même raconté une longue expérience de jouissance sodomique (1).
Rappelant les millions d’exemplaires de
La Vie sexuelle de Catherine M. (2001), elle s’interroge sur les raisons qui la poussent, depuis lors, à se présenter comme une « intellectuelle », alors que ses réflexions dépassent rarement le degré zéro de la pensée. Serait-ce parce qu’elle est la fondatrice du magazine
Art Press, toujours en circulation bientôt quarante ans...